The
  Damagedcorpse
    Corporation

Strange and unexpected
     At first sight, we could think..... see below or click here
L'inattendue étrangeté
     À première vue, on pourrait....voir plus bas ou cliquer ici
for Mozilla Firefox, Google Chrome, Opera" | for Edge et internet explorer
-->
Strange and unexpected
At first sight, we could think that her works disturb us, inasmuch as they represent a world unknown, as dark as the ink of our nights, a world of fancy. It is not so. Our uneasiness, both attraction and repulsion, originates in the unveiling of a world we have known, yet forgotten or repressed. Useless to ask Dr Freud : our own unconsciousness speaks up, our own flesh shivers. As a sensitive artist, Françoise brings back to life a universe of ghosts, phantasms alive, sunken in shadows. The broken and tortures dolls of a betrayed and forsaken childhood. Why should her works be touching and expressive ? Because they have become familiar to us, victims and tormentors as we are. It is the encounter and the mission of the artist to be able to be a Jew and a Kapo at the same time. True enough, we are all guilty, as she is, of all that happened : terrible suffering, ghastly martyrs - and our indifference !. What may be marginal though essential in our lives is always written in the margin. Our lives are not revealed in our successes but in our shortcomings. All our appointments are failures. Françoise, a vigil, an artist, a medium dares assume the most difficult task : tell the truth - but can the beauty of an outcry describe what is felt ?. Then, she speaks with her hands as to wipe out, brush out what gives birth to Beauty, whether in a grin or in fear. In her collages, Françoise is our defective mirror, our made up puzzle. She goes on the other side with determination and kindness just like a shaman. She invites us to the banquet of ‘Baron Samedi’, tears off the masks and unmasks the zombies. Back to painting : an original attempt when we were still fetuses. Françoise has the paradoxical gesture of a painter who eradicates what she wants to show. She is a painter who leaves out painting. Her gesture discovers darkness, blackness, that is death. To create with death, to be born with death, to live with death. Expiatory works to wash out our tints and our lives. She would quote the poet :»I will wash my heart in the river like a cloth reddening with the harshness of fate. Nearly an act of catharsis that brings forward and back the mask into a grin. She fullfils her work. I admire her, I feel like saving all her paintings, collages and ragdolls. Shivering shrines of parting recollections. To like them with you, to let you share them as a gift. traduction

L'inattendue étrangeté
À première vue, on pourrait penser que ses oeuvres nous troublent parce qu’elles représentent un monde inconnu, sombre comme l’encre de nos nuits... un monde imaginaire. Mais non, notre malaise, entre attirance et répulsion vient du fait, qu’elles nous dévoilent un monde que nous avons connu mais oublié ou refoulé. Inutile d’interrogerle Dr Freud, c’est notre inconscient qui parle et notre peau qui tremble. Artiste sensible, Françoise ressuscite un univers de fantômes, de fantasme de vécus, d’ombres enfouies... De poupées brisées, martyrisées de l’enfance trahie et abandonnée. Et si ses oeuvres nous touchent et nous parlent.... C’est qu’elles nous sont familières et comme nous victimes et bourreaux. C’est la rencontre et la mission de l’artiste, capable d’être à la fois le Juif et le Kapo. C’est vrai, nous sommes tous coupables avec elle de ce qui est advenu...terribles souffrances, horribles martyres et notre indifference! Marginale, peut- être et pourtant le plus important de nos vies s’écrit toujours dans la marge. Nos vies se révèlent, non dans nos réussites, mais dans nos échecs. Tous nos rendez-vous manqués. Françoise, vigile, artiste, voyante médium, ose, elle remplit le rôle le plus difficile : dire la vérité mais la beauté d’un cri ne peut décrire ce qu’il ressent. Alors, elle parle avec ses mains comme un effacement, un frottement qui fait naître le beau dans la grimace comme dans la peur. Dans ses tableaux collages, Françoise est notre miroir lacunaire, notre puzzle reconstitué, elle passe de l’autre côté avec courage et bonté comme un chaman, elle nous invite au festin du “Baron Samedi” arrache les masques et démasque les zombies. Retour à la peinture : tâche originelle lorsque nous étions tous encore foetus! Françoise pratique le geste paradoxal du peintre: elle efface ce qu’elle veut montrer. Elle est peintre pour quitter la peinture. Son geste donne à voir l’obscurité, le noir.... c’est à dire la mort. Créer avec la mort, naître avec la mort et vivre avec la mort. Oeuvres expiatoires qui lavent les lavis et la vie. Avec le poête elle dit : “j’irai laver mon coeur à la rivière, comme un linge rougi par les rigueurs du destin” Un geste quasi catharsique qui fait apparaître et disparaître le masque dans la grimace. Elle accompli son oeuvre, je l’admire, j’éprouve l’envie de sauver tous ses tableaux, ses collages, ses poupées de chiffons. Reliquaires tremblants de souvenirs d’abandons, de les aimer, avec vous, vous les faire partager comme un cadeau.
Serge Lamour, art advisor