Accueil
logo the damaged corpse
back/retour

Interview avec BRUME, Christian Renou pour DAMAGEDCORPSE

-connu sous le pseudo « BRUME », Christian Renou figure comme l'un des musiciens les plus novateurs depuis la scène industrielle, évoluant ainsi à-travers un parcours sonore fait de collages électro-accoustiques et de bruitisme.
Aujourd'hui, en écoutant Brume, l'on pourrait dire qu'il y a deux phases dans son évolution. La nouvelle nous laisse percevoir un voyage mystique évoluant dans un background sonore à la fois sombre et abstrait restant encore impalpable à nos sens. Nous attendons encore d'avantage de surprises de la part de « Brume », l'un des musiciens les plus révélateurs de la scène alternative,
Je suis heureuse de vous présenter ici cet interview que j'eus avec lui,

Françoise Duvivier
- Quand as tu commencé à créer de la musique et laquelle t'a interpellé, quel fut le moment opportun et décisif qui t'amena à désirer créer ta musique?

Brume:
Ah non, on va pas commencer comme ça! Y'a 25 piges qu'on me pose la même question. Mince, on se croirait dans un épisode de "l'homme invisible"!
Allez! encore une fois, et c'est la denière: C'était le flingue ou le synthétiseur!
Y'a pas eu réellement de moments précis déclencheurs. ça a toujours été!... Môme, j'étais "un peu speed" mais j'ai vite flashé avec la musique. Je me rappelle qu'à 7 ou 8 ans, j'avais fabriqué une sorte de batterie avec des pots de yaourt et d'autres trucs après avoir vu "les charlots" à la télé.
Là ou j'ai vraiment franchi le pas, c'est quand un ami musicien (un guitariste de haut niveau) m'a dit: "tiens, je te donne ces trucs et tu pourra t'amuser", en fait de "trucs", c'était un vieil orgue electrique un peu déglingué et une petite pédale d'effet analogique (a Farfisa organ and a analogue effect for guitar, in english), Je possédais déjà un magnétophone à bobines (a reel to reel recorder, en anglais),
lui aussi ayant subi les usures du temps... alors j'ai commencé à créer des sons et des petites séquences de sons.
C'était en 1979.
Mais tout ça m'a donné envie d'extrapoler et d'acheter une guitare basse + un ampli, et par la suite des synthétiseurs et autres modules de traitement du son, etc...
Ce qui est pertinent est que depuis ma plus "tendre" enfance, j'ai toujours été baigné dans la musique: Ma mère jouait du piano, ma soeur faisait de la danse classique et me gavait avec le BEATLES, mes amis trituraient tous un instrument de musique, et ça ne m'a jamais lâché!
Alors début 1980, je suis entré dans un groupe d'amis qui jouaient une sorte de fusion entre la musique progressive et le jazz... avec mon synthé et mes effets spéciaux, j'ai ajouté une touche de... "bizarre" à cette musique. Puis j'en n'ai eu ras-le-bol et je me suis dit que la formule solo était plus appropriée à mon état d'esprit.
Alors ce fut la création de BRUME en 1983 et mes premières productions sur cassette à-partir de 1985...

FD - pourtant travailler en solo amène à s'engager dans la solitude, que représente cet état de solitude pour toi?

Brume
Je ne ressens pas les choses comme cela. C'est plus un engagement dans l'autonomie: être libre de penser et de faire de la musique sans compromis, sans concession. BRUME est une manifestation de mon âme au même titre que ça le serait pour un peintre . Je fais souvent le rapprochement avec l'art pictural. Je pense la musique sous forme "optique".
Quand je façonne des sons, je pense à des couleurs, et quand j'assemble et gère ces sons, je pense à des coups de pinceaux. Et ça, personne ne peut le faire pour moi.
Bien sur, bon nombre de musiciens ont collaboré à la construction de certains de mes morceaux. Dans ce cas là, je leurs indique avec précision ce que j'attends d'eux, ensuite je retravaille leurs cessions en fonction de l'atmosphère du morceau.
Quant-aux collaborations avec d'autres groupes ou entités, là c'est un peu différent. L'échange d'idées étant le moteur, c'est une autre expérience, une fusion enrichissante, un nouveau deal...

FD - Pourquoi ce pseudo :"BRUME", que signifie t'il, a t'il un sens ou est il le fruit du hasard?

Brume
Le choix de ce nom est totalement prémédité! Là encore, ça vient de l'enfance. J'ai toujours été impressionné ou disons, avalé par un paysage sous la brume. J'aime les contours flous, pas, ou plus vraiment définis. Cette sensibilité a forger un côté esthétique "incertains", que celui-ci soit visuel, sonore ou autre (de toute façon c'est la même chose), a toujours été présent chez moi. En tout cas, j'aime les choses qui ne t 'imposent pas directement un truc, parce-que ça devient très vite du "KLEENEX", un machin à consommer et à jeter rapide! J'aime à solliciter l'imagination de l'auditeur et la mienne aussi avant tout.
Ce qui ne veut pas dire qu'il faille travailler à l'aveuglette! Dans un morceau, je cherche à maitriser les sons ainsi que leurs gestion, quoique j'aime à laisser une part d'aléatoire dans tous ça. Pour tout dire, ma musique se base sur un shéma quantique... un système de chaos organisés et maîtrisé...

FD - ça pourrait signifier une « BRUME » de textures, toutes confondues et cependant organisées mais invisibles dans leur maîtrise?

Brume
Tout à fait! Il faut que le fruit d'un travail estompe les "points de soudure". Quand tu as affaire à un travail de tâcheron, ça s'entend! Tous musiciens ultra connus qui font des démonstrations guitaristiques sans âme, genre Eric Clapton et autres "guitare héroes"... tiennent plus du cirque que de la musique!
D'ailleurs, j'ai toujours vomi le cirque, même tout gosse... faire faire des pitreries à des animaux devant une foule de crétins m'a toujours semblé lamentable!
Heureusement il y a des musiciens exeptionnels du genre Robert Fripp (KING CRIMSON), Christian Vander (MAGMA) ou Charles Hayward (THIS HEAT)... pour ne siter qu'eux, qui ont le génie de savoir allier technique, innovation et émotion...

Quelles sont tes sources d'inspiration, critiques, rejet, aspirations?

Brume
Pour les rejets, vaut mieux passer la question, la réponse risquant de peser plus lourd que tout les volumes de "L' ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS".
Les inspirations ne se trouvent pas obligatoirement dans le domaine sonore. Tout et n'importe quoi peut créer un déclic, une piste à exploiter: Un clair obscur dans ton appartement, le vent dans les arbres,un évier qui se débouche et qui fait "blub blub blop..." un enculé qui jette une boite vide de soda par la fenêtre de sa bagnole, une discussion entre primates, puante de stupidité et d'agressivité, une centrale de crémation de déchets ménagés...
Tout est possible!

FD - Ton inspiration est ici urbaine. Considères tu ta musique comme issue d'un monde urbain, c'est à dire le notre pour la majorité.

BRUME
Brume
Oui bien sur, sinon j'aurais fait du ETANT DONNES (que j'apprécie fortement). Au début, j'étais fasciné par les "biomécaniques" de HR GIGER ainsi que par les perspectives aberrantes de MC ESCHER, les univers truqués et "paranoïdes" des bouquins de Philip K. DICK, la visite de centrales thermiques, d'usines, de bunkers etc... Tout cela me donnait un point de départ pour la création d'un morceau. Mais par la suite je me suis davantage focalisé sur "la sociologie". Un jour je suis tombé par hasard sur un livre écrit par un psy, OLIVIER SACKS: "l'homme qui prenait sa femme pour son chapeau" (titre original: "the man who mistook his wife for a hat"). Ce livre traitait des maladies mentales les plus inconcevables. Wow, je fus tellement impressionné que la nécessité immédiate de transcrire mes impressions en musique donna vie à l'album CD, "normal" réalisé par RELAPSE / RELEASE aux USA.

Peut on caser ta musique dans un style, un mouvement.
A ton propos, j'ai pu lire "musiques nouvelles" "musiques expérimentales voir inventives", qu'en penses tu?

BRUME
Brume
Non, non et non! Merde, j'en ai ras le cul de toutes ces étiquettes à la con!!! Soyons sérieux, ça veut dire quoi de répertorier, de classer, de ranger, de systématiser... C'est de de la nourriture pour trous du cul journalistiques, de pisse-froids, d'intellos plastocs, rongés par le manque absolu de naturel ou d'honnêteté et avides de dividendes... bref, de marketing! ... mais soyons réalistes, le naturel ne paye pas!
C'est évident, ma musique est plus proche de celle de Pierre Henry que de celle de Celine Dion. Mais bon, si l'on doit débattre sur LA musique, LA question est un faux problème!... Nous sommes des milliard d'individus sur cette planète, dans ce putain d'espace temps cruel!... Ouais, je dis cruel parce que, nous humains, avons cette conscience d'exister. Alors on trouve des biais pour d'abord s'accepter nous même en tant qu'individu unique et éventuellement après, on accepte les autres...
Et la musique dans tout ça? A mon sens, la musique est la plus belle chose que "l'homme" ait jamais créé!
Aujourd'hui, certains monopoles l'on réduite à une forme unique, simpliste, monolithique, avalable et digérable par 90 % de couillons encore en vie et qui vivront encore et à jamais dans ce monde.
Moi, je fais aussi de la musique!... et comme disait John Cage, " si ça t'emmerde d'appeler ça de la musique, pas de problème, appelles ça comme tu voudras".
Alors, allons-y pour l'étiquetage: "Bonjour, je m'appelle C. Renou, aka BRUME ou le contraire, c'est comme on veut, et je fais de la musique depuis 1979... de la musique?!... mais non, appelons ça plutôt de la poésie sonore, ça sonne mieux sur le papier!"

Ou bien de l'anti-musique?, de l'anti-art?
J'avais pu lire à-propos de l'artiste viennois Arnulf Rainer, « faire de l'art pour tuer l'art »
Te sentirais tu ici proche?

Brume
Non, vraiment non! Je n'ai que faire de ces "théoriciens" biodégradables. Tout cela n'est que jongleries verbales, encore une forme déguisée de marketing! Que ces gens là aillent se faire foutre, eux et leurs clients!
Par contre, j'aime bien le duo, THE HATERS qui revendiquent avec humour et sans se prendre au sérieux, le côté "anti"! Je dirai même plus que THE HATERS font de "l'anti-anti..."

Depuis que je connais ta musique, je ne vois aucuns concerts.
Comment diffuses tu ta musique?
As tu toujours joué en solo?<

Brume
Là, Françoise, t'es mal renseignée. Brume a fait une 1ère performance lors de sa création "officielle" en 1985, histoire de marquer le coup.
Le truc s'est produit dans un vieux bâtiment désaffecté de la RATP à Neuilly S / Marne. Bien sur, ce fut un concert "pirate". Les flics ont surgi vers 23 heure pour arrêter le boucan, certainement sous dénonciation du voisinage... je ne sais pas. Bon, je reconnais, on avait mis les amplis à fond et ça faisait vibrer toutes les tôles du site. Un document sonore de cette perfo a été produite sur la cassette, "EXIT / NO USE", et rééditée en CD sur le label WAYSTYX REC.
2nd perfo: U.P.6., Paris, 1988, dans le cadre d'un festival de "musiques nouvelles"... Quatre groupes au programme:
LA SONORITE JAUNE
PACIFIC 231
VIVENZA
BRUME
En ce qui concerne les performances "indus, expérimentales", et j'en passe et des meilleurs, ça me gonfle! Se déplacer pour aller voir des mecs penchés sur leur console de mixage et se la jouer "attention! nous on rigole pas" me semble totalement stérile!
Si BRUME doit un jour refaire une perfo, ce sera pour un spectacle total!

Superbe!, peux tu nous laisser imaginer cette perfo?

BRUME
Brume
Non!... surprise, surprise.

FD - Que penses tu de l'actualité musicale?
Tes rejets, tes choix ....

Brume
A chier! Pour les rejets, je t'ai déjà répondu. Maintenant je réécoute les vieux PIERRE HENRY, les 1ers PERE UBU, SPK, THE RESIDENTS, DOME, 23 SKIDOO, CHROME, Phil Glass, le 1er SUICIDE, MAGMA, ART ZOYD, HELDON, même VAN DER GRAAF GENERATOR, CAPTAIN BEEFHEART, et NEU, voir les 1ers FAUST... La scène actuelle me semble très pauvre, elle ne m'intéresse pas!

N'est ce pas une résistance pour t'introvertir?

Brume
Je sais pas, il faudra que je soumette la question à mon psy.
Disons que c'est plus une "introvision" qu'une introversion. Je ne suis pas du genre nombrilique!
Je puise mes idées dans mes impressions du moment et non dans mon image. Moi, je n'existe pas!
Seule compte ma musique!

En écoutant tes récentes compositions, j'ai ressenti un autre "Brume", peut-être plus accessible et plus sensible. Qu'en penses tu?

Brume
Il y a un paramètre important entre tout ça: Fin 2000, j'ai arrêté de bosser sous le nom de BRUME simplement parce que j'en avais assez de mes recettes "électroacoustiques ou acousmatiques". Je voulais rompre définitivement avec tout ça! Alors durant sept années, j'ai travaillé et produit des trucs sous mon propre nom. Je voulais que le fruit de cette rupture implique une musique à la fois ultra précise et plus "limpide" qu'avec BRUME. Le challenge était aussi d'utiliser pour la première fois l'ordinateur pour le son et la composition. Résultat: plusieurs albums CD et collaborations CD avec des gens que j'appréciais furent produits. Mais cette accessibilité dont tu parles n'était plus le fruit du projet BRUME, mais bien le résultat de cette rupture. Le seul album collaboration ultra agressif, utilisant l'esprit et la technologie de cette période est L'album "BRAINSTORMING # 1" réalisé avec mon ami Eric Wood de BASTARD NOISE, avec la collaboration de John Weise. Un second album: "BRAINSTORMING # 2" (WOOD / RENOU) va sortir dans les semaines à venir chez HOUSEPIG, U.S.A.
Je me suis rendu compte que petit à petit, même si ma volonté et mes méthodes de production avaient changé, insidieusement ma musique reprenait l'esthétique BRUME! Etonnant non?! Je pense qu'il est difficile d'aller contre sa nature profonde!
Alors face à cette évidence, j'ai décidé en cette année 2008 de recréer BRUME!/p>

Combien de « BRUME(S )» y aura t'il à ton avis?

Brume
Un seul! Le vrai et l'unique! (joke!). Sérieusement, il m'est difficile de répondre à cette question. Comme je l'ai déjà mentionner, rien n'est stable dans ce monde et surtout dans ma tête!

FD - Serais tu intéressé par la vidéo dans ta musique. Je peux constater que pas mal de musiciens ont recours à cette méthode.

Brume
Le dernier enregistrement réalisé sous le nom de C. Renou était une commande de "soundtrack" (71 minutes) pour un projet d'installation: "INFINITUS" réalisée par l'artiste visuel, TJ Noriss en Mai dernier à Portland, Oregon.
Un projet de DVD de cet évènement est en phase de production.
J'ai toujours été méfiant de l'association musique + images. ça peut paraitre prétentieux, mais j'ai toujours considéré ma musique de façon autonome. Celle-ci étant suffisamment évocatrice d'images mentales au point que le support vidéo ou l'image m'ont toujours apparu comme inutile et superflu...
La nuance, quand j'accepte "d'illustrer" par des sons une expo de peintures, sculptures, installations ou autre... les rôles sont forcément inversés, je me soumet au sujet imposé sans pour cela "révisionner" ma musique. Puis ce genres d'exercices sont très intéressants du point de vue du challenge... C'est forcément constructif, ça engendre d'autres idées, d'autres pistes...

FD - Je pense que les images des médias sont trop stéréotypés aujourd'hui, le monde visuel réel est autre part. Tout aujourd'hui est seulement apparent.
Nous sommes également saturés avec de la musique, des sons commerciaux et les médias. Nous ne voyons pas quoi que ce soit et nous entendons aussi rien faire, Qu'est-ce que tu penses?

BRUME
Je pense que l'image est trop médiatisée aujourd'hui, le vrai monde visuel est ailleurs. Tout n'est qu'apparences aujourd'hui.
Nous sommes aussi saturés de musiques, sons commerciaux et médiatisés. Nous ne voyons plus rien mais nous n'entendons plus rien aussi,
Ce qui est affligeant au niveau de la culture audio-visuel aujourd'hui en 2008, est que les gens ne soupçonnent même plus qu'ils ont encore le choix! Le choix d'aborder d'autres sons et images que ceux de la monolithique et toute puissante "fastculture" imposée. Evidemment, le progrès implique des systèmes sonores de plus en plus sophistiqués et puissants. Alors, facile de se laisser séduire par le son des sirènes et d'ingurgiter la première ineptie sonore venue qui fait des gros "boum boum...". Tout est galvaudé! Aujourd'hui on n'écoute plus la musique, on se contente de l'entendre.
Ce qui est pertinent est que ces musiques creuses, sans âme sont calibrées, formatées de façon à créer un contrôle chez l'individu moyen. C'est évidemment une manière simple, efficace, insidieuse et subtile de formater aussi cet individu. Toutes ces petites ordures technocratiques l'ont compris depuis bien longtemps. Alors avec l'évolution exponentielle de la technologie, avec ces études en laboratoire ou études grandeur nature du comportement humain suivant des situations données... resserrent l' étau de l'asservissement.
Un film sublime de IGMAR BERGMAN, "L'oeuf du serpent" (titre original: "the serpent's egg") traite de ce sujet. Un film à voir absolument!

Quel est ton paysage social?
Vers quoi aspires tu, quelle musique, etc ....
Comment te ressens tu aujourd'hui dans cette autre phase dans ta musique?

Brume
Franchement, je n'en sais rien. Les choses de la vie sont tellement relatives... ces choses se font ou se défont, rien n'est stable, tout est en perpétuel mouvement! Je suis du genre instable, aussi tout peut arriver! J'ai toujours été stupéfait que des gens soient capables de faire la même chose pendant plus d'une vingtaine d'années en s'octroyant des concepts datant du début du siécle dernier. Mais le pire, c'est que leurs afficionados soient capables d'ingurgiter leur chiures de mouches pseudo intello réchauffées, voir à leur tailler des pipes... pauvres esclaves!

Quel est ton public?

BRUME
Brume
Il y a de tout!

Pourrais tu créer sans public?

Brume
Oui, mais ce serait trop triste! Je ne peux rester inactif. ça fait déjà quelques années que je m'essaie à la sculpture quand j'ai les oreilles saturées de musique. D'ailleurs la pochette du CD, "BRAINSTORMING # 1" a été réalisée avec une de mes sculptures.
Avoir un public change la donne, ta musique traverse tes quatre murs et va se vaporiser aux antipodes! C'est très fortifiant! Cela engendre un dialogue constructif, évolutif avec les gens. On ne peut rester seul dans sa minorité car cela implique "l'auto-asphyxie", il est primordial d'avoir des récepteurs, de créer une boucle d'échanges d'idées, d'impressions avec les gens. ça créé un flux indispensable à la survie de ton art. Sinon c'est la mort!

Où peut on trouver tes cds?
Discographie?

Brume
Principalement sur le web, en boutique et parfois même dans la "grande distribution"... everywhere quoi!
Mais on trouvera mon site officiel sur http://www.elsieandjack.com/brume/ lien/link

Merci à Christian pour cet interview
Merci à Rob de Birmingham (Royaume-Uni) pour avoir corrigé mon anglais médiocre:-)